Voyage SV Travel 2010 – Japon

Au matin du 11 juillet 2010, 67 EPFLiens quittèrent leur terre natale après une longue et fastidieuse session d’examens, direction Tokyo. En effet, le pays du Soleil Levant avait été choisi par les étudiants pour son excellence scientifique et ses recherches de pointe en matière de biotechnologies, bioingéniérie et sciences du vivant.

Quatre jours de visite les amenèrent à rencontrer des entreprises, instituts et universités de renommée mondiale, tels que Tokyo Institute of Technology (TIT), Keio University, Tokyo University, Riken Yokohama, Riken Brain Science Institute, Mitsubishi Chemical ou encore Chugai. Toutes ces entités regorgeaient d’attraits plus surprenants les uns que les autres. Ainsi, Riken Yokohama leur présenta le plus grand centre de résonance magnétique du monde, Tokyo University leur fit connaître leur microscope élétronique à haut voltage, Keio University les initia à la médecine traditionnelle Kampo — basée sur les plantes médicinales — et Mitsubishi Chemical leur expliqua leur projet de plastique biodégradable.

Après cette semaine bien remplie, quelques étudiants prolongèrent leur périple jusque dans le nord sauvage de la préfécture d’Hokkaido, certains s’immergèrent dans la lourde histoire d’Hiroshima , et d’autres encore se lancèrent dans l’ascension du Mont Fuji.

Visites:

  • Tokyo University:

Elle fut fondée en 1877 et comporte 3 campus (Hongo, Kashiwa et Komaba), tous répartis entre Tokyo et sa périphérie. Elle abrite 10 différentes facultés de 1er cycle et de très nombreux instituts de recherche, actifs par exemple en Sciences médicales, en sismographie, en biosciences moléculaires et cellulaires, en astrophysique, et bien d’autres domaines.
Au cours de son existence, elle a vu passer sur ses bancs  pas moins de 7 futurs prix Nobel, deux astronautes, un prix Pritzker et un détenteur de la médaille Fields.
Le site internet de la Tokyo University.

  • TIT (Tokyo Institute of Technology):

Il s’agit du plus grand institut technologique du Japon, et est spécialement performant dans les domaines de l’ingénierie et des sciences naturelles. Hideki Shirakawa, prix Nobel de chimie de 2000 pour la découverte et le développement des polymères conducteurs, y fit ses études. Il possède notamment deux centres de recherche bio-orientés: le Center for Biological Resources and Informatics et la Transdisciplinary Organization for Life Engineering.
Le site internet du TIT.

  • Keio University:

C’est la plus ancienne école supérieure de tout le Japon, puisqu’elle a été fondée en 1858. Ses 9 différentes facultés sont répartis au travers de ses 11 campus disséminés entre Tokyo et Kanagawa et fonctionne tous de manière autonome. Cette université est très actives dans le domaine des Sciences  et Technologies du Vivant, puisque pas moins de quatre facultés y sont liée: il s’agit des facultés de Médecine, de  Sciences et Technologies, d’infimerie et de Soins médicaux, et de Pharmacie. La Keio University est spécialement connues pour son rôle formateur de chefs de file du domaine privé. Pas moins de 230 de ces anciens étudiants sont maintenant PDG de grandes compagnies nationales, et 97 sont PDG d’entreprises internationales.

Le site internet de la Keio University.

  • Riken Yokohama:

Il s’agit d’un laboratoire multi-disciplinaire en sciences et Technologie. Même si leur domaine de recherches s’étend des Sciences et Technologies en général, c’est pour les Sciences de la Vie que cet institut s’est spécialisé. En particulier, deux de leurs 8 batiments sont dédiés au NMR (la résonance magnétique nucléaire) et il s’agit du plus grand institut  du monde au niveau de recherche en NMR. En parallèle, ils disposent également, entre autres, d’un grand centre de recherche en génétique, spécialisé sur les SNP (Single-Nucleotide Polymorphism), d’une division de bioinformatique, d’un centre en biologie structurale, d’un réseau de recherche sur les maladies infectieuses et d’un centre consacré à l’allergologie et à l’immunologie. La proximité avec la Yokohama City University leur permet de partager certains projets de recherche.
Le site internet de Riken Yokohama.

  • Riken Brain Science Institute:

De même que pour Riken Yokohama, Riken BSI fait partie de l’institut RIKEN (pour Rikagaku Kenkyusho, littéralement institut de recherche scientifique) et est spécialisé en neurosciences. C’est un énorme centre employant plus de 500 chercheurs et techniciens qui entretient de très nombreuses relations avec des université et intitutions internationales, ainsi qu’avec plusieurs centres de recherches du domaine privé. Il regroupe plus de 50 différents laboratoires de recherches répartis en 4 départements: Mind and Intelligence Research Core, Neural Circuit Function Research Core, Disease Mechanism Research Core et Advanced Technology Development Core.
Le site internet de Riken BSI.

  • Chugai Pharmaceutical:

C’est la première compagnie de biopharmaceutique du Japon, et s’employe au développement  ou à l’amélioration de médicaments. Leurs lignes de recherches varient de l’oncologie aux maladies infectieuses, en passant par le diabète ou les problèmes rénaux. Elle est en étroite collaboration avec le groupe Roche (elle est d’ailleurs parfois applée Roche Chugai), et commercialise conjointement le Tocilizumab, utilisé pour le traitement de la polyarthrite. Récemment, Chugai a concentré ses recherches sur les anticorps thérapeutiques et les dérivés de la vitamine D (intervenant, notamment, dans le développement de l’arthrite). Chugai Group s’est maintenant développée aux Etats-Unis et en Europe et totalise près de 6’500 employés.
Le site internet de Chugai Pharmaceutical.

  • Mitsubishi Chemical:

Malgré son appartenance au conglomérat Mitsubishi, qui pourrait faire croire à son implication dans le domaine automobile, Mitsubishi Chemical base ses recherches sur le développement de produits pour les soins médicaux et autres produits chimiques. Leurs recherches actuelles sont dirigées par exemple vers un projet de plastique biodégradable,  de nouvelles batteries au lithium pour les véhicule électrique hybrides, ou encore de modules photovoltaïques organiques. Son simple groupe de recherche est déjà composé de près de 700 chercheurs, et la société ne cesse de s’étendre.
Le site internet de Mitsubishi Chemical.